mars 09, 2005

Mexique: L'Amérique centrale en un clin d'oeil

Ouah, nous voilà au Mexique! mais pas sans avoir passé un peu plus d' un mois et demi en Amérique Centrale. Le Panama, Costa Rica, Nicaragua, Honduras, El Salvador et Guatemala font tous partie d'un ensemble de cultures variées mais toutes liées par l'histoire et la géographie. Tous les drapeaux (sauf celui du Panama qui faisait partie de la Colombie et donc pendant longtemps n'a pas été considéré comme faisant partie de l'Amérique Centrale) ont deux bandes bleues qui évoquent les deux océans qui bordent tous ces petits pays.

Donc me voici avec beaucoup trop de choses à dire pour tant de petits pays. J'ai choisi de vous raconter une histoire.

En fait, depuis qu'on a quitté le Panama je m'attendais à trouver un petit hiver. Mais non, le soleil est quand même plus chaud dans l'hémisphère sud mais puisque c'est la saison sèche ici, on considère ça comme l'été. Et ils ont raison car on a très chaud, avec souvent plus de 40 degrés au niveau de la mer. Heureusement le Guatemala n'est pas plat et on a eu l'occasion de retrouver de la fraicheur avec l'altitude. On est d'abord tombé sur Antigua, l'ancienne capitale du Guatemala, dont l'emplacement a changé après un tremblement de terre au XIXe siècle. Mais nous, les touristes, on peut se régaler de petites rues étroites, d'églises aux toits effondrés, et de toutes sortes de petits magasins.

Tout de suite après avoir quitté Antigua on a eu l'impression de se trouver dans un nouveau pays dont, tout à coup, le tourisme disparait tout à fait. Patzicia, Tecpan de Guatemala et Chichicastenango. Le jour du marché est une aventure folklorique qui m'a beaucoup rappelé les marchés boliviens. Mais même si de temps en temps on a remarqué qu'il y avait un gros bus plein de touristes à déposer au marché... ce n'est ni eux ni nous qui faisons vivre la région. Il existe une sorte d'organisation dans le désordre du marché qui n'arrête pas de me fasciner. Pourquoi décide-t-on de se placer ici ou là pour vendre ses tomates? Comment choisit -on ou comment achète-t-on ses ananas quand il y a 30 vendeurs? etc... telles sont les petites questions qui me passent par la tête.
Un avantage du déplacement plus ou moins tranquille à vélo c'est qu'on a eu la chance de voir les changements de costumes traditionnels portés par les femmes au Guatemala. C'est comme un coucher de soleil; sur la route le changement n'est pas rapide, mais il arrive plutôt qu'on aperçoive deux ou trois costumes différents en même temps. Et une fois dans la ville, on s'apercoit que toutes les femmes portent le même costume avec des petites variations.

On a grimpé et descendu 500m plusieurs fois entre Chichicastenango et Sacapulas. Cet altiplano guatémaltèque n'est pas "plano" du tout. Ensuite de Sacapulas à Huehuetenango (super nom) on a regrimpé à 2500m. Ensuite jusqu'à la frontière, on a descendu 1500m sur 80km. À la frontière mexicaine on a continué la descente sur 20km et puis les montagnes du Chiapas nous ont montré leur nez car on a remonté la "Nariz del Diablo" jusqu'à Comitan.
De Comitan à San Cristobal de las Casas on a encore grimpé jusqu'a 2500m.
C'est un peu la galère, mais petit à petit on s'y habitue et on commence à vraiment apprécier la montagne. Je constate en fait que je viens d'une culture qui vit dans les parties basses du monde et que la forme de vie et de survie en montagne est vraiment différente. Avec les petits champs de maïs ou de haricots perchés sur un flanc pentu de colline ou de montagne au bord d'un précipice... pas toujours facile d'apporter la récolte au marché!

Posted by gwendal at 01:41 PM | Comments (0)