août 25, 2004

SUR LA CHAINE CBC 690 A 06:45, JEUDI MATIN 26 AOUT!

Salut tout le monde! Tania aura un entretien avec Mark Forsyth sur le poste CBC 690am à 06:45 demain matin, jeudi 26 août 2004.

Posted by tania at 05:55 PM | Comments (0)

août 24, 2004

Bolivia: De Santa Cruz à Cochabamba


Une remarque intéressante après avoir visité les marchés publics de Santa Cruz et de Cochabamba. Ces deux villes sont toutes deux très différentes mais leurs marchés se ressemblent beaucoup, et le rôle économique qu'ils jouent dans les villes semble pareil. Santa Cruz est le nouveau moteur économique de la Bolivie. Mais ce développement est très récent. Cochabamba est visiblement une ville plus établie; elle possède plus de monuments historiques. Mais on voit aussi que, à la périphérie de la ville, les nouvelles constructions remontent les collines.

L'immensité de ces marchés me fascine. Ils remplacent complètement les supermarchés et les centres d'achat. Pour des villages plus petits, ce serait facile à comprendre, mais pour Santa Cruz qui a 1,2 millon d'habitants et Cochabamba qui en a 830 000, c`est incroyable. Il faut savoir que tout ce qui passe par le marché n'est pas imposable. Par conséquent, dans cette mer humaine de commerce qui s'étend sur plusieurs kilomètres carrés, on peut trouver tout ce que l`on veut. Il faut simplement bien connaître les lieux car, comme dans un souk marocain, je me suis perdu plusieur fois. Et je n`avais aucune idée où se trouvaient les différents marchands. Mais j`aime beaucoup ces bains de foule car à chaque fois, les voitures sont bannies et les bruits sont à une échelle beaucoup plus humaine.

Autre remarque: dans le journal "El Deber" de Santa Cruz de lundi, il y avait un article sur le préfet Roberto Fernandes. Ils avaient fait une liste des Pour et des Contre de son mandat. Et ce qui m'a vraiment surpris a été de voir en troisième position dans la liste des Pour. "Il vole moins que les autres". Ce qui m`a confirmé que la corruption politique est un fait accompli.

Posted by gwendal at 06:31 AM | Comments (0)

août 20, 2004

le VANCOUVER SUN- SAMEDI 21 AOUT!

Salut tout le monde!

Achetez un exemplaire du journal "Vancouver Sun" ce samedi, 21 août.
où vous pourrez lire un arcticle à propos du notre voyage dans la rubrique "Travel".

Il a aussi eu une entrevue avec Eveline Antelo du cannal 5 ATB à Santa Cruz de la Sierra en Bolivie pour le programme de nouvelles du matin.

Local adventurers cycle from Argentina to Inuvik
ANTIPODES EXPEDITION I Four team members are spending 18 months cycling 23,000 kilometres to contribute to educational projects -- and to have fun

Linda Bates
Vancouver Sun

August 21, 2004

Four young B.C. residents are challenging themselves to cycle from the tip of South America to the tip of North America, taking 18 months for a 23,000-km journey that would be just 18 hours by air.

Gwendal Castellan, 27, Tania Lo, 25, Damien McCombs, 24, and Ryan Parton, 27, make up The Antipodes Expedition: From Ushuaia to Inuvik by Bicycle. Castellan, a professional geographer and champion windsurfer and sailor, is cycling the entire route while the others join him for portions of the trip. Castellan is riding a custom-built convertible tandem bicycle that can carry a second rider and gear for the trip.

The cyclists, who are for the most part paying their own way, are doing it for the challenge and the adventure, of course, but they have another goal as well: to raise the awareness of teachers and students to the positive benefits of the Internet.

"We're trying to create on-line tools for teachers to use to help teach geography and life skills and creative skills in classrooms," Lo said recently in a telephone interview from her Vancouver home.

"We're working in partnership with a local company called Engine Digital, and we're creating a program called the Crank Log Challenge." As with a crank phone call, kids would create "crank" travelogues and post them on their classroom computers. "We would post a picture and some information about the region and then the kids would be able to generate their own story about the trip."

Related activities could include creative writing exercises and learning about different places and cultures. "We really wanted to strive for using adventure to stimulate education and inspiration," says Lo.

Lo, a former financial officer and personal trainer, is Castellan's partner. Castellan met Parton on-line and learned he was planning a similar trip and even leaving at the same time. In another coincidence, on a flight Parton found himself sitting next to Damien McCombs, whom Castellan had recruited a month before to join the trip. Parton was convinced to join the expedition as well.

Lo leaves Friday, Aug. 27, to join the team, whose other members have already been on the road for six months. Since beginning their trip they have experienced the winds of Patagonia, learned the tango in Buenos Aires, shared a traffic jam with the 16 million inhabitants of Sao Paulo and mourned the lives lost in a tragic supermarket fire in Acunsion, Paraguay.

On Saturday, Aug. 28, Lo will join them at a village high in the Andes and begin her cycling adventure at a 4,000-metre elevation.

To learn more and to follow the adventures of the Antipodes Expedition visit www.antipodes-expeditions.com.

© The Vancouver Sun 2004

Posted by tania at 02:10 PM | Comments (0)

Paraguay: les difficultés quand il n´y a pas de route dans le Pantanal

Atteindre le Pantanal de Paraguay semble si simple et si évident quand vous regardez la carte. Cependant une fois sur le sol, l'évident devient le très difficile car la flore, la faune et la population locales ont leur mot à dire. Le projet était de prendre une combinaison de plusieurs bateaux et de remonter le fleuve Paraguay jusqu´au port de Corumbá au Brésil qui prétend être la capitale du Pantanal. Ceci consisterait en 4 jours de bateau sur l'Aquidaban, marché-flottant en bois qui dessert toutes les petites communautés auxquelles on ne peut accéder que par l´eau. Le port d'escale final est Bahia Negra qui est la ville à l'extrême nord du Paraguay sur le fleuve. De là-bas, je devrai faire preuve d'imagination pour trouver quelque chose qui me permettra de parcourir les 150 km qui restent afin de rejoindre la route qui mène à Corumbá au Brésil.

Pour quitter le Paraguay par une voie navigable, vous devez vous assurer d'être en règle avec le bureau d'immigration avant de monter à bord. Car il n'y a pas de bureau d'immigration près du fleuve dans le nord du pays. J'aurais dû obtenir mon tampon de sortie au bureau d´Ascuncion, mais je ne me suis pas rendu compte de ceci avant d'arriver à Conception, à 450 km au nord. Donc la veille de mon embarquement sur l'Aquidaban je suis allé vers la ville frontière de Pedro Juan Cabalero à 200 km pour trouver un bureau d'immigration. Le problème était que l'officier responsable de ce poste-frontière sans débouché sur la mer n'était pas habitué à recevoir des voyageurs étrangers exigeant de partir par le fleuve. Dans son esprit, s'il me donnait le tampon de sortie, je ne devais pas, en principe, pouvoir voyager dans le pays. Aprés une deuxième tentative et après avoir bien plaidé en faveur de ma situation, j´ai pu le convaincre d'appeler le siège social d'Ascuntion et j´ai obtenu mon tampon de sortie. Cependant, durant le reste de mon séjour au Paraguay je risquais de rencontrer un policier qui ne comprendrait pas la situation et de me retrouver avec une amende de 260 000 guarani (environ $60 Canadien).

Comme le bateau suivait la voie lente et sinueuse qui mène au nord du fleuve Paraguay, j´ai commencé à me préoccuper de rassembler toutes les informations possibles sur l'éventualité d'un passage à suivre au nord de Bahia Negra. Une partie de l'équipage a dit que ce n'était pas possible tandis que l'autre estimait que je devrais pouvoir trouver une péniche commerciale qui remonte à Corumbá pour charger du minerai. Puisque je suis super têtu, j'ai calculé qu'une ou deux réponses positives me suffisaient pour prendre le risque. Le quatrième jour, nous sommes arrivés très tôt à Bahia Negra. Pendant que l'Aquidaban déchargeait le reste de sa cargaison, je suis allé demander aux gens du coin de me trouver un bateau. L'infirmier local a dit qu'il connaissait quelqu'un qui pourrait me prendre. Nous sommes donc remontés ensemble et avons découvert qu'ils voulaient 200 dollars US pour me remonter à Corumbá. J´ai décidé que ça me revenait à trop cher et j'ai commencé à penser que je devrais retourner sur l'Aquidaban à Porto Murtinho où je pourrais continuer par la route. Cependant une fois que je me suis rendu compte de ma situation, l´Aquidaban avait déjà quitté le port et je me suis trouvé coincé à Bahia Negra.

Le Commandant Naval paraguayen s'est montré compatissant à mon égard et m'a laissé dormir à la base parce qu'il n'y avait nullepart d'autre en ville où un touriste puisse aller. L'équipage entier des recrues de la marine a pris alors la responsabilité de m'aider à trouver un autre bateau. Cependant si leurs efforts n'aboutissaient pas, je devrais attendre la semaine entière jusqu'au retour de l'Aquidaban. J'ai appris alors que mes chances de trouver un bateau commercial allant vers le nord étaient très minces, et je me suis résigné à tuer le temps. J'ai participé à un match local de football comme gardien de but: résultat épouvantable (plus jeune je n´ai jamais été gardien de but). Plus tard je suis allé à la danse locale; ça a été une expérience intéressante car une des filles qui était sur le bateau s'etait mis dans la tête qu'elle voulait coucher avec moi. Je lui ai dit qu'elle était très sympatique malgré les dents qui lui manquaient, mais que je préférais rester loyal envers Tania, que je reverrais très vite à La Paz. Imperturbable devant mon refus, elle n´a pas abandonné et m'a balancé un préservatif sous le nez. Avec la base navale à Bahia Negra, le village a le problème malheureux d'avoir beaucoup moins de femmes que d´hommes. Mon geste signifiait donc que je ne méritais guère la sympathie des hommes qui étaient avec nous. Ils tentaient plutôt de m´encourager à "essayer" une des femmes guarani. J'ai été tout à fait heureux quand la coupure du courant local m´a permis d´utiliser les quelques minutes d'obscurité avant que le générateur ne recommence à tourner et me donne une excuse pour aller me coucher.

Après quelques jours j'ai été convaincu que le meilleur choix était d´accepter une offre de 150 dollars US pour me conduire jusqu'à Fuerte Coimbra où l'Armée brésilienne est basée. Ils ont un passage régulier que je pourrais prendre alors pour 10 Real jusqu'à Corumbá. Malheureusement le pilote du bateau m´a un peu trompé en me laissant croire qu'il avait déjà fait un tel voyage avant. Nous sommes partis à 14:30 avec deux de ses amis pour lui tenir compagnie sur le petit bateau, ce qui a eu l'effet prévisible de surcharger le bateau et de ralentir notre avance. Le voyage n'aurais dû durer que trois heures mais il en a fallu cinq. J´ai vraiment commencé à me rendre compte de l'ignorance du pilote quand nous avons commencé à nous arrêter dans des estancias au bord du fleuve pour leur demander la distance qui restait. Nous avons manqué d'essence à 500m de notre but, malheureusement sur le mauvais côté de la rivière. En penchant le réservoir et en actionnant vigoureusment la pompe de ligne de carburant, nous avont réussi à remonter les 500m pour nous retrouver exactement en face du port mais nous n'avions pas assez pour traverser le fleuve. Nous pouvions entendre la musique d´un bar de l'autre côté, mais même avec un petit feu nous n'étions pas capables d'attirer l'attention. Nous nous sommes donc résignés à attendre jusqu'au matin pour voir ce qui pourrait être fait. Juan, le pilote de bateau et ses deux amis, Paulo et Carlo, n'avaient pas amené de nourriture ni d'équipement pour passer une nuit en plein air. J'ai donc retiré tout ce que j'avais de chaud pour passer la nuit. Le lendemain matin un petit esquif est venu nous aider et nous a informés que nous avions passé la nuit sur les sols d'entraînement de la marine brésilienne. Que nous avions eu beaucoup de chance car il y a beaucoup d´obus non explosés. J´étais super heureux d´etre arrivé à Coimbra; tout ce qui restait à faire était d´obtenir la permission de rester à la base militaire brésilienne jusqu'à ce que le bateau de passagers régulier du Taquari rentre à Corumba deux jours plus tard (mercredi). Cependant le même soir j'ai été informé par le médecin militaire sympatique que le commandant de la base avait décidé que je ne pourrais pas rester. Le lendemain commençait un exercice d'entraînement de lutte contre le traffic de drogues dans la région et il estimait les lieux inaptes pour des yeux civils étrangers. Donc le lendemain matin, j'ai été forcé d´engager un autre petit bateau d'aluminium et son pilote pour me conduire jusqu'à Corumbá pour encore une fois 150 dollars US. Cette fois cependant j'ai été content de voir que Milton était beaucoup plus compétent... ce qui n'a pas empêché le moteur de découpe de s'arrêter pendant quelques minutes au début du voyage.

Cela est ce qui est arrivé. Cependant, ce qui a rendu l'expérience si mémorable était le paysage. Pendant toutes ces aventures, j'ai vu des centaines d'oiseaux différents, des Yaquares (l'alligator), des Capivaras, Phirannas, et de grands nids d'abeilles. Les paysages spectaculaires du Panatal valent certainement une visite.

Posted by gwendal at 10:16 AM | Comments (0)

août 06, 2004

18 HEURES DE VOL, 18 MOIS DE VÉLO

POUR PUBLICATION IMMÉDIATE
Vendredi 6 août 2004

18 HEURES DE VOL, 18 MOIS DE VÉLO

Le samedi 28 août 2004, Tania Lo, de Vancouver, CB, respirera pour la première fois à 4000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Elle s'envolera vers une ville andine située en altitude, où l'air est si léger que pour nouer ses lacets de chaussures, il faut autant d'efforts que pour atteindre le sommet du Kilimandjaro; elle sera accueillie par son compagnon cycliste, Gwendal Castellan de l'expédition des Antipodes, parti plus tôt cette année de l'extrémité de l'Amérique du sud sur son tandem transformable fabriqué spécialement pour lui. L'équipe de l'expédition se dirige vers Inuvik, situé au bout de la route la plus septentrionale du Canada. L'arrivée est prévue pour la fin de l'été prochain. Un vol de 18 heures suffit à couvrir la distance pour laquelle il faudra 18 mois à vélo.

Depuis son départ de l'extrême sud, l'équipe a connu les vents terribles de la Patagonie; elle s'est éclatée dans des tangos à huit pas à Buenos Aires, a coopéré aux embouteillages de Sao Paulo au milieu de 16 millions de personnes, et, dimanche dernier, a tristement participé au deuil des habitants d'Asuncion. Ce parcours de 23,000 km se veut le tremplin d'une prise de conscience de ces liens à la fois vastes et intimes qui unissent les gens, les lieux et les cultures à travers tout le continent américain.

L'objectif de l'équipe de l'expédition est de stimuler l'imagination. Leur projet cherche à impliquer les gens dans l'expérience du voyage par le biais de différents médias, en anglais, en français et en espagnol comme l'abonnement au journal électronique de l'Expédition, le site web, le défi du "Crank-Log" en ligne et un film documentaire.

Le projet de l'Expédition des Antipodes est avant tout financé par les participants. Ils ont reçu des dons en nature de la part de petites entreprises locales comme The Bike Box, Silicon Cowboys, The Brickhouse Bistro, Victoria Florist, Perry + Associates Landscape Architects, The Bike Doctor, Arvon Cycles, Stormfront BC ainsi que de nombreuses personnes généreuses.

«On ne peut réaliser ses rêves si on ne les a jamais rêvés.»

PUBLICATION IMMÉDIATE-PDF ICI


Pour de plus amples renseignements, prière de vous adresser à :
Tania Lo
EXPÉDITION DES ANTIPODES:
Aventure, Éducation, Inspiration

#409-1688 East 4th Avenue
Vancouver, BC,
Canada, V5N 1J8
604.787.9577
expedition@antipodes-expeditions.com
http://www.antipodes-expeditions.com

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Posted by tania at 10:38 AM | Comments (0)

août 05, 2004

Paraguay: Le long voyage fluide qui remonte le Rio Paraguay

Je suis parti d´Asuncion un petit plus tôt que prévu le mercredi matin. Mais quand le bateau navigue seulement une fois par semaine vous ne posez pas trop de questions. J´ai dû me réveiller à 4:30 (Merci Ryan d'avoir réglé le réveil en me donnant un coup de pouce) La bicyclette était dans un garage derrière l´appartement de notre ami Lorenzo dans un quartier agréable de la ville. Cependant, pour y accéder il fallait traverser l'appartement du dessous. Le soir précédent, personne n´avait répondu à la porte. J'avais donc laissé ce travail pour le matin. Malheureusement personne n'était à la maison à cinq heures du matin. C'est donc avec un Lorenzo très fatigué rien qu'à l'idée de m´aider que nous sommes descendus du balcon en passant par un arbre dans la cour avant le lever du soleil. Nous avons essayé de trouver un moyen de transporter le vélo jusqu'au balcon pour que je puisse le prendre et le redescendre par les escaliers vers la rue de l'autre côté. Nous avons réussi après quelques tentatives et je suis arrivé au port à 6:30am.

http://www.antipodes-expeditions.com/Gallery/paraguay">Cliquez pour voir plus d´images!

A bord je me suis senti transporté dans la bande dessinée de Tintin. J'ai donc voyagé pendant 30 heures sur un cargo (le Cacique II) qui remonte lentement le fleuve Paraguay. En montant à bord, j'étais un petit peu inquiet car j'avais remarqué que le capitaine louchait beaucoup. Mais après quelques heures je me suis bientôt rendu compte qu'il aurait pu être aveugle; ça n'aurait pas fait une grosse différence, il connaissait très bien la forme du fond du fleuve et tous les courants. La cargaison du bateau consistait en tout ce que l'on peut imaginer, y compris une bicyclette de cyclotourisme! Bien sûr, le bateau prend aussi des passagers et il y a environ dix petites cabines avec deux couchettes chacune sur le premier pont et en bas il y a une trentaine de hamacs qui sont en majorité occupés par des Indiens Guarani. A cause des prix ridiculement bas je me suis offert une petite pièce agréable pour moi tout seul. Tout le long de la route vers Conception, nous avons fait des arrêts fréquents. En s'approchant simplement le long de la berge de la rivière et en lançant une longue planche de bois par-dessus bord, les passagers pouvaient traverser avec toutes les provisions qu'ils avaient apportées avec eux. Parfois, il y avait une ferme au loin mais souvent j´avais l´impression qu´ils étaient déposés au milieu de nulle part. Le soir à bord fut une combinaison très relaxante entre le ronronnement sourd du moteur et les bavardages et les chants des Guarani au soleil couchant. J´ai vraiment aimé regarder les chauves-souris qui fonçaient et mangaient les moustiques et d´autres insectes qui volaient près de la surface de l'eau au crépuscule. Ceci a été certainement une des plus belles soirées du voyage jusqu'ici. J'espère trouver le prochain bateau qui me conduira en trois jours de Conception au nord de la Frontière brésilienne et dans le Pantanal. J'essaie d'avoir une réponse positive du bateau de Bahia Negra. Parce que s'il n'y a pas de bateau, il me faudra trois jours de plus pour redescendre le fleuve et trouver une autre route poussiéreuse et chaude qui me permettra de continuer vers le nord à Corumba.

Posted by gwendal at 03:16 PM | Comments (0)

août 03, 2004

Paraguay: Arrivée dans un ville en deuil

J'ai traversé le Paraguay jeudi dernier depuis le Brésil en passant par les 10 km fous de la Ciudad del Este. Ryan Parton m'accompagnait; nous avions organisé notre rencontre aux chutes de l'Iguazu avec Christian, un Brésilien que j'avais rencontré également aux chutes et qui va à vélo au Chili. Nous avions fait un excellent 324 km de voyage ensemble avec quelques petites aventures en cours de route. Cependant tout semble pâlir en comparaison des nouvelles qui nous attendaient lors de notre arrivée à Ascuncion. Cet après-midi de dimanche, un incendie a commencé dans le secteur cuisine d'une grande galerie marchande/supermarché commercial dans une banlieue d'Asuncion. Il y avait plus de 2500 personnes dans le bâtiment quand le feu a commencé. Depuis, on apprend qu´il y a déjà plus que 400 morts, et tous les hôpitaux sont complètement pleins et accablés. Le président a annoncé trois jours de deuil national et tous les gens que nous rencontrons sont sous le choc, ce qui est inévitable dans une ville d'à peine plus d´un million d´habitants. Tout le monde a un ami ou un parent qui est mort dans le feu. Ce qui aggrave le chagrin de tout le monde est la colère: en effet, des rapports de quelques survivants révèlent que le directeur du centre commercial a ordonné la fermeture des portes pour empêcher le pillage quand le feu a commencé.

En route vers la ville, nous avions remarqué tous les camions de pompiers volontaires et les ambulances venant des villes voisines d'Asunción, mais nous n'avions aucune idée de ce qui se passait. Maintenant je suis complètement anéanti par les évènements. Parce que ce qui est arrivé est si proche et parce que je me sens un peu impuissant, je ne peux pas faire grand chose. Par contre, je sais que les pompiers paraguayens sont tous volontaires; vendredi dernier, nous avions passé une nuit dans leur caserne à Caaguazù. Nous n'avions presque pas dormi parce que c'était la nuit où ils organisaient une grande fiesta de collecte de fonds.

Vous pouvez lire davanrage sur ces sites web :

http : //www.ultimahora.com.py/

http://www.antipodes-expeditions.com/Gallery/paraguay">

http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20040802.wpara0802/BNStory/International/

Pour l'instant je suis heureux d'être en bonne santé et en vie!
Demain matin je prends une barque en direction de Corumbá au Brésil. Il y aura une étape à Conception. Je vais passer quatre jours à remonter le rio Paraguay sur un bateau de cargo qui dessert toutes les petites communautés du bord du fleuve.

Posted by gwendal at 10:56 AM | Comments (0)