juin 30, 2004

Brésil: Gâteau aux fruits de la passion

Bolo de Maracuja

Voici une nouvelle découverte qui révèle un autre aspect passionnant de l´expédition. J'apprends des recettes qui m´enthousiasment vraiment et que j'ai envie de partager avec vous pour que vous puissiez les essayer. C´est de la géographie gastronomique branchée!

Avant que je vous explique comment faire ce gâteau je dois vous dire comment j´en ai appris la recette. Je l'ai goûté pour la première fois dans la meilleure "confeteria" (pâtisserie) de Joinville, la plus grande ville de l'état de Santa Catarina. J'ai été charmé dès la première bouchée. Quelques jours plus tard, la soeur de Valter (le directeur du musée de la bicyclette : voir l'entrée suivante pour les détails) m'a invité à déjeuner : ambiance très animée avec un groupe amusant d'invités (tous amis de Valter) qui comme beaucoup de Brésiliens aiment énormément s'exprimer et converser avec vivacité. La nourriture était excellente, et comme je l'ai écrit, j'espère avoir noté tous les autres plats. Mais celui qui m'a le plus frappé, c´était le dessert : un gâteau fantastique aux fruits de la passion, un bon gâteau sucré enrobé du parfum acide du fruit de la passion.

Je sais bien qu'il est difficile de se procurer des fruits de la passion frais au Canada (pas exactement un fruit de la région), mais si vous en voyez quelques-uns souvenez-vous de cette recette.

Mélangez les ingrédients secs suivants:
2 tasses de farine
2 tasses de sucre
1 cuillère à soupe de levure

Quand vous avez fini, mélangez dans un bol :
1 tasse de jus de fruit de la passion frais (faites au moins 1/2 tasse de plus et gardez les pépins)
3 oeufs
1 tasse d´huile ou de beurre fondu

Vous versez ensuite le liquide obtenu sur les ingrédients secs et vous les mélangez jusqu´à ce que vous obteniez une pâte. Ensuite versez dans un moule à gâteau bien graissé (ou le papier sulfurisé (parchemin) pour revêtir le moule). Mettez le gâteau au four (environ 350°F ou 180°C) jusqu'à ce qu'il soit cuit. Il faut alors lui permettre de se refroidir un peu avant de le renverser sur la 1/2 tasse de jus supplémentaire et d'éparpiller les pépins du fruit comme décoration.

Alors, pour vraiment apprécier ce gâteau, vous devez le partager avec des amis, et vous fermez les yeux en vous imaginant être au Brésil. Cette recette m´a été donnée par Walkiria Fernandes qui habite à Barra Velha. Elle a fait un des meilleurs repas que j'ai mangés pendant ce voyage.

Je me rends compte que le fruit de la passion est cher ou difficile à trouver au Canada. J'ai donc imaginé une solution. Si vous trouvez du jus en bouteille, vous pouvez l'utiliser à la place du jus qui fait partie de la recette du gâteau. Vous gardez alors le jus frais de fruit de la passion pour le verser sur le gâteau après sa cuisson. Je pense que ceci aura quand même le bon goût frais qui donne à ce gâteau toute sa merveilleuse saveur.

Ps : j'ai oublié de prendre une image du gâteau. Dommage!!!

Posted by gwendal at 12:52 PM | Comments (0)

juin 24, 2004

Brésil: Les plages de Santa Catarina

Cela fait maintenant une semaine que j´ai quitté Criciúma située au sud de l´état de Santa Catarina. Une superbe petite ville qui a une économie solide. Les deux plus grandes industries sont la fabrication de céramique et les mines de charbon.
J´ai eu la chance d´en visiter une.

Maintenant je suis la côte et je quitte la route principale (BR-101) le plus souvent possible. Chaque fois je trouve de nouvelles plages. C´est vraiment le mega tourisme ici. Je peux seulement le comparer à la "gold coast" du Queensland en Australie et à Wakiki. Il y a beaucoup de plages qui sont completèment bordées d´hôtels et de tours. À d´autres endroits, c´est plus calme, mais partout il y a des appartements et des maisons qui sont vides la plus grande partie de l´année.

J'entends parler à tout moment d´une nouvelle plage où le surf est censé être super. Et à chaque foi il y a ou bien trop de vent ou pas de houle du tout. C´est en hiver que la houle est censée être dans les meilleures conditions... mais jusqu´à maintenant pas de chance. Enfin je m´amuse à me baigner dans l´eau très bonne que le Brésilien considère comme très froide. Mais leur hiver commence vraiment à ressembler à un été à Vancouver avec pour seule différence que les jours sont un peu plus courts.

En traversant le pont qui relie la ville de Florianopolis sur l´ile de Santa Caterina au continent j´ai failli mourir de peur. Il y a une voie spéciale destinée aux cyclistes et aux piétons sous le tablier du pont et qui est bien sympatique, car pour la durée de la traversée on n'a pas besoin de se soucier des voitures ou des camions. Mais une fois à un bout du pont, on se retrouve en face d´une autoroute à six voies. Les seuls points où il y a un feu se trouvent à 3.5km dans chaque sens. C´est vraiment horrible... j´ai essayé de traverser avec un groupe de piétons. Mais après 20 minutes d´attente d'un arrêt de la circulation, j´ai abandonné et j'ai dû faire 7km de plus pour traverser cette autoroute infernale. Il faut vraiment que la municipalité de Florianopolis revisite son plan de transports car je crois avoir trouvé une très grosse erreur. C´est dommage parce que le reste de l´ile est généralement super pour le vélo.

Demain je vais à Joinville, et je suis super excité car apparemment c´est la capitale du vélo au Brésil. Il y a même un musée du cyclisme. Donc pour un cyclotouriste bien mordu, c'est là une pause obligatoire.

Posted by gwendal at 04:48 PM | Comments (0)

juin 19, 2004

Brésil: Je suis dans deux journaux.

Me voilà à Garopaba sur la côte brésilienne dans l´état de Santa Catarina.
Le climat commence vraiment à s´améliorer et à la veille du solstice d´hiver dans l´hémisphère sud j´ai vraiment l´impression que je vais finalement pouvoir éviter les vents froids qui viennent du sud. Le choix des fruits a commencé à changer. On trouve plus facilement des papayes et je vois des bananiers partout. Bientôt je pourrai trouver des mangues et des goyaves.

Je viens de passer 4 jours avec la famille de mon ami brésilien Flavio qui étudie à Vancouver. C´était vraiment très sympathique. Sans me connaître Vera et Joao m´ont hébergé et en très peu de temps on s'est vraiment liés d´amitié. Vera me traitait comme si j´étais son fils. Quand on voyage tout seul, ça fait beaucoup de bien. Leur appartement est vite devenu une centrale médiatique. Deux jours de suite j´ai reçu des journalistes pour deux journaux différents. Ensuite, jeudi, j´ai reçu un appel de Radio Canada.

Ça les a beaucoup amusés d´avoir autant d'action chez eux!

Posted by gwendal at 03:13 PM | Comments (0)

juin 17, 2004

Aujourd'hui sur Radio-Canada

Salut tout le monde! Juste un petit rappel qu'aujourd'hui à 13:15 PST Gwendal va faire un entrevue sur la chaîne Radio-Canada. 97,7 FM à Vancouver à partir d'une maison de Criciuma au Brésil.

Pour chercher votre fréquence suivez le lien http://www.radio-canada.ca/radio/

Pour plus d'images Images de l'Uruguay et du Brésil

Posted by tania at 09:30 AM | Comments (0)

juin 12, 2004

Corpus Cristi au Brésil

Me voici maintenant au Brésil. J´ai beaucoup de mal à m´entraîner l´oreille au portuguais. C´est une belle langue qui m´échappe. Pour l´instant je parle à tout le monde en espagnol et ils semblent, avec un peu de gesticulation, pouvoir me comprendre. Mais ils me répondent toujours en portugais. Une fois, un femme a essayé de me parler en anglais et par habitude je lui ai répondu en espagnol.

Jeudi c´était la fête catholique de Corpus Cristi. Je me trouvais dans le tout petit village de Mostardas et j'étais sur le point de partir le matin sans savoir qu´une grande procession se préparait. Mais il y eut une intervention divine et du ciel déjà couvert est tombé un véritable déluge avec beaucoup de tonnerre. Je me suis donc résigné à passer une journée de repos dans ce petit village. En allant à la boulangerie j´ai remarqué que la route était recouverte d´un tapis de copeaux de bois teints de toutes sortes de couleurs. Les villagois s´étaient levés très tôt pour préparer plus d´un kilomètre de mosaïque de copeaux de bois. J´ai donc suivi le chemin jusqu´à l´église. Curieux de savoir comment on célèbrait cet évènement au Brésil, je suis entré. J´étais à peine assis qu´on m´avait repéré comme le cyclotouriste arrivé le soir précédent.
Le prêtre m'a demandé de venir le voir avant que la messe ne commence et très enthousiaste à l'idée d´avoir un Canadien dans l´église m´a invité à déjeuner avec lui.
Il n´a pas hésité à m´idantifier devant toute la paroisse au début de la messe.
La messe s´est bien passée avec beaucoup de chants et une procession modifiée à l'intérieur de l´église à cause du déluge dehors.
Ce que je ne savais pas c´est que pour le déjeuner, le Centre des Traditions Gaucho avait organisé un immense barbecue (Churrasco) pour tout le village dans une grange qui semble n'exister que pour ça. Il y avait au moins 400 personnes toutes assises en train de manger du beuf et du poulet. J'ai appris qu'on avait sacrifié 4 vaches pour la fiesta.

Après la siesta, le père Sadi m´a invité à l'accompagner à Tavares pour célébrer une autre messe et pour aller au mirador de la réserve écologique.
C´est comme ça que j´ai passé toute ma journée avec lui. Il espère un jour pouvoir faire un échange avec un curé d´une paroisse canadienne ou australienne pour visiter ces pays. C´était drôle de s´amuser avec un jeune curé gaucho qui passe ses soirées à boire du maté. A Vancouver je n´ai pas encore rencontré de prêtre qui ait moins de 45 ans. J´espère qu´il réussira à voyager. C´est lors de jours comme celui-ci que je m´aperçois à quel point c´est un privilège de pouvoir voyager comme je le fais. Il faut beaucoup de travail de préparation, mais quand on vient d´un pays bien développé comme le Canada on possède un avantage incomparable.

Posted by gwendal at 05:10 PM | Comments (0)

juin 07, 2004

Journée mondiale de l´environnement

Bon un petit mot pour vous dire que vendredi on m'a rappelé que samedi était la journée mondiale du´medio ambiente´
J´étais tranquillement en train de boire mon maté et de manger mon petit déjeuner devant mon petit hôtel à Castillos dans le nord-est de l´Uruguay, quand tout un défilé d´écoliers en costumes, avec des pancartes, sont passés pour célébrer la journée internationale du ´Medio Ambiente´

Site ouèb du Programme des Nations Unies pour l'environnement

Toutes les écoles de la petite ville étaient présentes. Elles se sont rassemblées sur la plaza et ont commencé à faire toutes sortes de présentations. J´étais en train de tout filmer quand la station de télé locale m'a demandé de donner une interview.

Ensuite, le soir, à Chui, un autre journaliste m'a découvert et m´a demandé de faire une entrevue pour son émission de télévision. Le lendemain j´ai eu une interview à la radio, le tout en espagnol... heureusement l´animatrice m'a bien aidé.

Maintenant je suis a Rio Grande dans le sud du Brésil et je ne comprends rien au portugais. Je parle à tout le monde en espagnol en espérant être compris. Mais ils me répondent toujours en portugais. Bon, peut-être que dans deux mois ça ira mieux. J´ai hâte de rencontrer mes amis brésiliens à Curitiba. Il ne me reste que 1000km...

Posted by gwendal at 01:39 PM | Comments (0)

juin 04, 2004

Uruguay: les trois amis se séparent

J'aurais dû faire ceci il y a longtemps. Mais pour une raison ou une autre, c'est seulement quand Damien et Ryan sont sur le point de partir que je me rends compte que ce serait super de leur donner une voix sur le site web. Ce n'est certainement pas trop tard. J'avais un grand noeud dans la gorge quand je les ai vus prendre l'autobus pour retourner à Montevideo de Cabo Polonio. Tout d'un coup j'étais au bord de la route et pas une âme en vue, et la prochaine ville était à 25 km. Il y a eu des moments où les compromis obligatoires du voyage en groupe me rendaient fou. Mais, en général, j'ai remercié le ciel tous les jours que Damien et Ryan continuent à parcourir les routes avec moi. Nous nous connaissions à peine quand nous sommes arrivés à Ushuaia. Damien n'avait demandé à me rejoindre qu'un mois avant le départ. Quant à Ryan, je l'avais rencontré une fois pour prendre un verre rapidement quand il était venu à Vancouver pour voir un match de hockey avec les Canucks. Maintenant, quatre mois et demi plus tard, après avoir partagé notre aventure je suis stupéfié et reconnaissant de les avoir comme amis. C'est donc à eux que je donne la parole.

L'adieu de Damien:
"Ça a peut-être été quand nous avons été écorchés par les rochers et le sable, par les courants contraires d'un vent déchaîné? Ou peut-être au cours de notre dixième réparation du jour. Peut-être, quand je me suis abrité du vent et de la pluie froide dans un sac d'ordures ou quand Gwendal a continué de pédaler jusqu'à bien plus tard que je ne l'aurais voulu. Je ne peux pas vraiment me rappeler la partie la plus dure de notre tournée de vélo enAmérique du Sud et en Patagonie".

"Tout ce que je sais vraiment c'est que j'ai vécu une sacrée aventure! Et tous les mauvais moments semblent se dissoudre dans les coins brumeux de mon cerveau tandis que la meilleure partie du voyage se représente mieux entre chaque pointe de mon sourire. Manger trempé, le froid, les pâtes crues sont remplacés par ma "drool" à Fitz Roy, les bains thermiques, et la découverte de restaurants "all you can eat" exactement à l'heure du déjeuner. Tout cela fait en sorte que les moments les plus durs deviennent, quand on s'en vante, les plus drôles".

"Mes "deux mois et demi" à vélo avec Gwendal sont vite devenus trois, puis quatre, et maintenant quatre et demi. Chaque nouvelle expérience a accru le désir de voir juste un petit peu plus du paysage, rencontrer juste un peu
plus de gens, rire juste quelques fois de plus avec ces deux chats fous. Je me rappelerai toutes les pitreries et innombrables bêtises, les évènements bizarres qui nous sont arrivés (certains que personne d'autre que nous ne pourra comprendre)".

"Maintenant, après tellement de temps ensemble (vingt quatre heures sur vingt quatre) il est difficile de croire que nous allons nous séparer. Ce n'est probablement que lorsqu'une semaine ou plus aura passé ou qu'après avoir voyagé quelques jours, que je me rendrai compte qu'il n'y a plus personne à qui parler, personne à qui raconter les vieux "Simpsons", et personne qui pourra me prendre en main quand je me sens en bas".

"Je souhaite à Gwendal et à Ryan toute la chance du monde (sauf les morceaux dont j'ai besoin) et je suis sûr qu'ils feront un voyage super!"

Les derniers mots de Ryan:
"Nous avons toujours su qu'à un moment ou un autre, Gwendal, Damien et moi nous nous séparerions, mais j'ai essayé ou de l'ignorer ou d'en sous-estimer l'importance. mais quand j'ai vu Gwendal l'autre jour pédaler tout seul, ça m'a vraiment touché".

"Il y a plus de quatre mois maintenant, nous nous sommes réunis pour la première fois dans un restaurant de Ushuaia, et depuis, nous sommes restés ensemble pratiquement vingt quatre heures sur vingt quatre. Ensemble, nous avons lutté contre les vents incessants de la Tierra del Fuego, nous nous sommes recroquevillés sous les pluies torrentielles de la Carretera Austral et avons dû nous battre contre des milliers de problèmes de cyclisme dans les endroits les moins pratiques. Mais nous avons aussi partagé des instants vraiment magiques, comme ce lever de soleil face aux majestueuses Torres del Paine, ces magnifiques vagues de Chapadmalal, et quelques bonnes bières fraîches après une longue journée de vélo".

"Nous avons vécu tellement de choses ensemble qu'il est difficile aujourd'hui d'imaginer pédaler tout seul, même si c'était mon plan au début. De retour à Ushuaia, j'avais pensé voyager avec Gwendal et Damien un mois au plus, mais je suis super content que nous ayons fait tout ce chemin ensemble si longtemps. Aujourd'hui, Damien continue seul vers les chutes d' Iguazu et bientôt je ferai seul cette route même que parcourt Gwendal actuellement, me servant ainsi d'éclaireur".

"Je sais bien qu'un jour nous nous retrouverons au Canada pour parler et rire des bons moments que nous avons passés ensemble sur les terres sauvages de la Patagonie et pour échanger nos souvenirs de voyage en solitaire, mais pour le moment, tout ce que nous pouvons faire c'est nous souhaiter mutuellement bonne chance sur les routes".

"Gwendal et Damien, je vous souhaite la meilleure des routes; que les collines s'abaissent et que les vents vous poussent dans le dos!"

Posted by gwendal at 06:54 PM | Comments (0)